Questions fréquentes

Un deuil c’est vivre une perte.  Au quotidien nous vivons de petits et de grands deuils; par exemple une perte d’emploi, la fin d’une amitié ou un rêve qui s’écroule. Le deuil par décès d’une personne chère, celui pour lequel LumiVie offre des services, est définitif et, fort probablement, aura des impacts signifiants sur la suite de la vie.

 

Le deuil demande du temps et de l’énergie. Ce chemin est éminemment personnel. Même si différents auteurs identifient les étapes du deuil, il faut d’abord accepter que le chemin du deuil, la manière de le vivre et la durée sont obligatoirement personnels et ne peuvent être comparés à qui que ce soit d’autre.

Chaque deuil est unique, tout comme chaque relation et chaque être humain est unique. 

 

Le deuil est une période de bouleversement. Il faut du temps et une certaine patience, pour  la personne endeuillée et son entourage pour vivre les émotions, reconnaître les besoins et cheminer avec quelques retours en arrière. 

 

Accepter ce qui est, est le chemin vers un mieux-être mais il s’agit d’un long processus qui passe souvent, par accepter de ne pas accepter. 

Il n’y a malheureusement pas de recettes miracles. Mais se donner le droit de vivre sa peine, sa colère, sa tristesse va permettre un espace à l’intérieur de soi pour avoir des petits moments de répits qui vont augmenter tout doucement dans le processus de votre deuil.

 

C’est une relation significative que vous avez perdue et partager ce que vous vivez avec une personne de confiance fait du bien. C’est à votre tour d’avoir besoin de soutien et de recevoir de l’empathie et de l’affection. C’est se donner le droit de prendre soin de soi!

Nous sommes peu préparés, surtout dans notre société orientée vers la jeunesse et la réussite, à traverser ce que la mort d'un proche va nous faire vivre de désorientation et de tempête émotionnelle.

 

Vivre la mort d'un proche est une expérience douloureuse, souvent incomprise par l'environnement social et relationnel, qui croyant aider de bonne foi, va contribuer à véhiculer des messages sur le deuil parfois faux.

 

Apprivoiser l'absence d'un être cher prend beaucoup de temps et beaucoup d'énergie, l'endeuillé est amené à une véritable transformation de sa vie, de ses valeurs, parfois de ses choix.

 

L’intervenant spécialisé en soutien et en accompagnement du deuil est une personne extérieure à votre cercle rapproché. Il peut vous entendre et vous aider à traverser cette période tumultueuse.

 

Voici quelques témoignages de personnes qui ont bénéficié de rencontres individuelles :

  • « Les rencontres m’ont permis d’extérioriser mes émotions. »
  • « Ce que j’ai le plus apprécié, c’est de sentir que je ne suis pas seul. »
  • « LumiVie m’a donné courage pour avancer et passer à travers mon deuil. »
  • « J’apprécie beaucoup d’être toujours rassurée où je me situe dans les étapes du deuil. Merci de me faire sentir normale. »

Chez LumiVie les groupes sont fermés, c’est-à-dire que vous traversez les 11 semaines du programme avec les mêmes personnes.

 

Chacune des rencontres est thématique et porte sur un aspect du deuil. En toute confidentialité, les participants partagent leur expérience.

 

L’intervenant spécialisé en deuil dirige l’atelier et propose des activités.

 

Voici quelques témoignages de participants à un groupe de soutien.

  • « Maintenant je comprends pourquoi les rencontres durent 11 semaines, On apprend à se connaître les uns les autres et on se sent en sécurité pour partager entre personnes qui passent par la même souffrance. »
  • « Les rencontres m’ont aidé à voir des gens qui vivent la même douleur que moi. »
  • « Très complet et enrichissant comme contenu. J’en ressors grandie et plus forte » 
  • « Je ressors grandi de ma participation au groupe de deuil. Je recommanderais sans hésiter LumiVie à des personnes de mon entourage qui traversent un deuil difficile. »
  • « Mon commentaire est que tout le monde qui vit un deuil devrait suivre ces sessions. On a tous besoin d’être écouté et ce que vous apportez est très bien! »
  • « J’ai pu me laisser aller à montrer ma vulnérabilité et à garder espoir pour l’avenir »

Votre présence est importante. Vous pouvez accompagner la personne dans son quotidien et ses sorties. Continuez à lui offrir de la visiter.

 

Votre écoute silencieuse est précieuse. Laissez la personne parler et exprimer ses émotions et son vécu. Permettez-lui de parler de la personne décédée, même si cela génère de la souffrance. Acceptez sa peine et ses larmes, c’est le chemin du mieux-être.

 

Une implication dans la vie quotidienne, cuisiner, faire des achats, garder les enfants, sera très appréciée. Demandez-lui ce dont elle a besoin, n’attendez pas qu’elle le demande.

  • Le besoin de pleurer est normal.
  • Elle a besoin de parler de la personne décédée et de raconter.
  • D’autres fois, elle aura besoin de silence.
  • Elle peut avoir besoin que vous proposiez des visites et des activités. L’important est de valider auprès d’elle.

Écouter c’est recevoir, sans jugement, ni même sans prétendre comprendre.

 

Écouter c’est accepter ce qui est, même si cela vous est inconfortable.

 

Écouter c’est prendre le temps de recevoir le point de vue de l’autre, sans imposer le nôtre.

 

Écouter c’est comprendre la signification globale de ce qui est exprimée, plutôt que d’interpréter les mots, surtout s’il y a une certaine confusion.

 

Écouter c’est laisser venir l’autre, sans le corriger, sans chercher à lui faire dire quoi que ce soit.

 

Écouter c’est retenir notre envie d’aider en donnant des conseils.

 

Écouter c’est faire confiance aux capacités intérieures de l’autre pour prendre ses décisions, même si nous aurions fait différemment.

 

Écouter, c’est ne pas devancer les besoins de l’autre en lui proposant des actions non sollicitées.

Écouter c’est être présent au moment présent de l’autre.

Lui rappeler le rôle qu’elle joue dans votre vie. Le deuil demande tellement d’énergie qu’une personne endeuillée peut se demander si elle sera encore en mesure d’apporter du positif à ses proches.

 

Lui rappeler doucement que même dans une grande souffrance, une partie d’elle a encore la capacité d’aimer et d’être heureux. Il est précieux de lui rappeler qu’un jour elle aura de nouveau accès au bonheur.

 

Lui dire qu’elle a fait, et fait encore tout son possible.

 

L’aider à aller vers des amis, des professionnels ou des ressources qui pourraient la soutenir. N’hésitez pas à lui fournir des références de professionnels.

 

Lui rappeler les ressources intérieures qui l’ont aidé dans le passé.

 

Lui écrire une note, un courriel, un texte pour lui faire savoir que vous pensez à elle.

 

L’encourager à la patience avant d’apporter des changements majeurs à sa vie.

 

Soyez authentique avec elle et vous. Reconnaissez vos propres limites. Dites-lui honnêtement si vous ne vous sentez pas aptes à l’écouter ou à l’aider.

 

Renseignez-vous à propos du processus de deuil.

Lorsqu’une personne proche est endeuillée, il est possible que nous trouvions difficile d’être présente pour elle. Notre désir de l’aider se bute à nos doutes sur l’attitude à adopter et les paroles à dire. Voici quelques pistes pour vous guider : 

  • S’abstenir d’amoindrir ou nier les émotions difficiles vécues par cette personne. La honte, la colère, la tristesse ou quelques autres malaises sont des manifestations fréquentes du bouleversement intérieur.
  • Éviter de traiter la personne comme quelqu’un qui est maintenant « différent» de vous
  • S’abstenir de l’encourager à être fort et de faire rapidement face à ma perte
  • Surtout, ne pas changer de sujet lorsque le nom de la personne décédée est mentionné.
  • Éviter de parler de vos deuils. Même si vous le faites afin d’encourager la personne, c’est de son deuil dont elle a besoin de parler.
  • S’abstenir de dire à la personne endeuillée ce qu’elle devrait faire. Votre encouragement est important, mais le choix des actions lui revient.
  • Ne pas dire à la personne endeuillée que cela aurait pu être pire. Même si cela pourrait être vrai de votre point de vue, la souffrance présente de la personne endeuillée est réelle, la personne endeuillée a le droit de vivre cette souffrance.
  • Ne pas suggérer l’alcool ou des médicaments à la personne endeuillée comme outil pour qu’elle se sente mieux

 

Tiré de : Empty Cradle, Broken Heart par Deborah L. Davis. Golden CO: Fulcrum. Publié en 1996 (traduction libre)

Tout comme la date d’anniversaire du décès d’une personne aimée est un temps où la peine s’intensifie, il existe d’autres moments de l’année où la souffrance du deuil se réactive avec force : ce sont les fêtes de fin d’année.

 

Comment faire face à ces périodes difficiles, quand on est en deuil ?

C’est ce que nous vous proposons d’aborder aujourd’hui. Comme beaucoup de personnes en deuil, vous êtes certainement très sensible à l’arrivée des fêtes de fin d’année.

 

Si elles pouvaient ne pas exister, ce serait la meilleure des choses, mais elles sont tellement omniprésentes qu’il est impossible de les ignorer. Ce qui rend difficile cette période de l’année, c’est qu’elle est associée à l’idée de bonheur et d’intimité familiale : cela peut être tout simplement insupportable pour vous, car c’est à l’opposé de ce que vous êtes en train de vivre.

 

Ne pas se poser en victime

Rappelez-vous : vous avez perdu une personne essentielle dans votre vie et il est impossible de vous demander à vous même de vous réjouir.

 

Votre surcroît de détresse au moment des fêtes est donc complètement normal car il y a un effet de contraste énorme entre ce que vous vivez aujourd’hui et ce que vous avez vécu par le passé. Le point essentiel est de ne pas vous laisser victimiser par les fêtes de fin d’année.

 

Vous laissez victimiser, c’est céder à la pression qui exige de vous d’être – coûte que coûte – heureux, le soir de Noël ou du 31 décembre. Comprenez que vous pouvez refuser cette spirale négative et décider de réagir plus positivement, sans vous demander l’impossible. Faites le point avec vous-même et avec les membres de votre famille.

 

Posez-vous ensemble ces questions (le plus en amont possible des fêtes, afin d’avoir le temps d’y réfléchir) : « De quoi ai-je vraiment besoin – de quoi avons-nous vraiment besoin – pour traverser, du mieux possible, cette période difficile ? Qu’est-ce qui pourrait me faire du bien – ou qu’est-ce qui pourrait nous faire du bien ? ». Invitez chacun à faire des propositions et tentez ensemble d’arriver à une décision commune qui respecte les désirs et les besoins de chacun.

Si vous craignez que certaines traditions familiales réactivent trop votre souffrance, il peut être nécessaire de les modifier. Par exemple, le rituel de l’ouverture des cadeaux pourrait se faire le matin, au lieu du soir ; ou encore le repas de Noël pourrait se faire chez un autre membre de la famille, si c’est trop éprouvant de l’organiser chez vous.

 

Cela ne veut pas dire que vous ne ferez plus jamais Noël chez vous ; cela signifie simplement que, pendant un ou deux ans, vous aurez besoin que quelqu’un d’autre prenne le relais. Si néanmoins vous souhaitez prendre en charge le repas de Noël ou de fin d’année, n’oubliez pas que le deuil est un processus qui fatigue énormément. Il est donc important que vous vous préserviez et que, là encore, vous ne vous demandiez pas d’aller au-delà de ce que vous pouvez donner.

 

Ne commettez pas l’erreur de vous surinvestir dans les préparatifs, simplement pour vous prouver à vous-même, ou à autrui, que vous allez bien. S’il vous plaît, ne niez pas votre épuisement intérieur et n’hésitez à déléguer à d’autres membres de la famille ce dont vous ne pouvez pas vous occuper pour le moment. Le fait de réunir autour de vous des gens que vous aimez peut réellement être source de joie et de bonheur. Acceptez alors de prendre du plaisir, sans aussitôt vous sentir coupable.

 

Trouver un peu de bonheur pendant quelques heures ne veut pas dire que vous oubliez la personne disparue, ni qu’elle ne vous manque pas. Ce n’est pas vrai : vous le savez bien. Ce n’est donc pas une trahison de votre part. Vous avez le droit de vous réjouir de la présence et de l’affection de vos proches. Prenez plutôt ces courts instants comme une sorte de répit dans le vécu de votre deuil. Vous savez bien que la peine va revenir très vite, n’est-ce pas ?

Il se peut que fêter Noël ou la fin d’année n’ait plus de sens pour vous, maintenant que la personne que vous aimez n’est plus là.

 

Néanmoins, vous pouvez redonner du sens à cette période en incluant, dans ses fêtes, un hommage à sa mémoire. Le silence et le « faire comme si » font beaucoup plus de mal que de bien…

 

En effet, plutôt que de passer toute la journée de Noël à penser à la personne disparue, sans oser prononcer son nom, de peur que toute la famille s’effondre, prenez le parti d’honorer explicitement sa mémoire, ce jour-là. Essayez de définir la manière la plus belle et la plus appropriée de rappeler son souvenir, sans pour autant gâcher le plaisir d’être ensemble. Vous pouvez, par exemple, mettre une photo de cette personne sur le linteau de la cheminée, avec une bougie qui brûlera toute la journée; un membre de la famille pourra explicitement porter un toast en son honneur.

 

Chacun peut également raconter un souvenir heureux qu’il a partagé avec cette personne : ne pensez pas que cela va « plomber » la fête – Oui, il y aura des larmes : comment peut-il en être autrement ? Mais la réalité est que tout le monde autour de la table pense à la personne disparue. Il est alors beaucoup plus sain de pleurer et de parler d’elle ouvertement, pendant quelques instants, que de rester silencieux toute la journée et de « faire semblant » : tout le monde risque de souffrir en silence, alors que Noël est une rare occasion d’être ensemble et d’honorer la personne disparue.

 

Si les émotions sont trop fortes et que vous ne pouvez pas les retenir, accueillez-les en toute humilité : retirez-vous un moment, au calme, avec un proche, afin de vous permettre d’évacuer votre tristesse. Il n’y a rien d’anormal ou de déplacé dans tout cela : c’est l’expression normale et naturelle de votre peine. Il est souvent préférable de pleurer un bon coup, plutôt que de s’épuiser à retenir ses larmes, sous prétexte de ne pas vouloir importuner ses proches. Ils sont parfois beaucoup plus ébranlés par quelqu’un de silencieux qui lutte intérieurement pour ne pas montrer sa peine que par quelqu’un qui a la simplicité de la reconnaître et de la manifester. Une année à la fois…

 

Et rappelez-vous : le deuil est un processus qui évolue sans cesse ; ce que vous vivez cette année sera différent de ce que vous vivrez l’année prochaine – et encore l’année d’après… L’erreur serait de vous dire que les fins d’année seront à tout jamais des temps de souffrance ; ce n’est pas vrai, même si vous pensez que nous nous trompons quand nous vous affirmons cela.

 

Alors, essayez de vivre une année à la fois, un Noël à la fois, sans préjuger de ce que seront les années à venir. S’il vous plaît, essayez, cette année, de prendre soin de vous du mieux possible, aussi que de ceux que vous aimez et donnez-vous réellement les moyens d’honorer, ce jour-là, le doux souvenir de la personne que vous avez perdue.

 

Extrait d’un texte de Christophe Faure